La magie des vitrines de Noël

17/12/2019
  • Magazine

Chaque année, les rues du centre-ville brillent pour les fêtes. Vitrines illuminées, défilé grandiose, ambiance festive : le quartier attire des milliers de consommateurs à la recherche du cadeau parfait. Pleins feux sur les célébrations d’hier et d’aujourd’hui. 

Dick Walsh a connu la belle époque des vitrines de Noël, celle où les passants faisaient patiemment la file dans l’espoir d’admirer les installations de La Baie, d’Eaton ou d’Ogilvy. « À l’époque, c’était la seule période de l’année où la Ville acceptait qu’on fasse jouer de la musique à l’extérieur », se souvient le concepteur visuel, qui a notamment fait ses armes au grand magasin Eaton de la rue Sainte-Catherine. « À la fin des années 70, nous étions une quarantaine de personnes affectées aux vitrines du magasin. Tous les décors étaient faits maison. On commençait à décorer les sapins au mois d’août!»

Les vitrines passent au musée

En 2018, Holt Renfrew Ogilvy a fait don de ses célèbres vitrines animées au Musée McCord dans le but d’en assurer la pérennité. Pendant des décennies, Le village enchanté et Le moulin dans la forêt, qui mettent en scène des animaux en peluche, ont fait le bonheur des passants. Dévoilées pour la première fois en 1947, elles sont désormais exposées au Musée pendant la période des fêtes. Le défunt propriétaire de La Maison Ogilvy, John Aird Nesbitt, serait sans doute surpris d’apprendre que ses vitrines mécaniques, achetées au fabricant de jouets allemand Steiff au cours des années 40, tiennent encore la route. Leur magie est intacte. À l’ère du commerce en ligne, elles continuent d’attirer petits et grands pendant la période des fêtes. « Le mot-clé des vitrines de l’époque, c’était l’émerveillement », rappelle Dick Walsh.


Photo : Tourisme Montréal

Plus ça change, moins c’est pareil

Aujourd’hui, les chaînes de magasins misent plus sur une décoration uniforme pour l’ensemble de leurs boutiques. Mais certains commerces indépendants rivalisent encore de créativité pour attirer la clientèle. « Ça dépend toujours du talent et de la minutie de ceux qui font la vitrine », rappelle M. Walsh, pour qui le secret d’une devanture réussie réside dans l’effet wow. « Tu as à peu près 15 secondes pour attirer l’attention du passant. Le but d’une vitrine, c’est que les gens s’arrêtent, non pas qu’ils entrent dans le magasin. Si les gens sont émerveillés, ils reviendront! »

Photo de couverture : Tourisme Montréal

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