EUNIC Montréal: l'union fait la force

16/02/2018
  • Magazine

Créé depuis peu, EUNIC Montréal a pour mandat de regrouper des instituts nationaux européens implantés ici. Un pont entre les cultures.

Plusieurs pays d’Europe font leur promotion culturelle au Québec et ailleurs par le biais d’instituts nationaux implantés chez nous. Par exemple, le Goethe-Institut et l’Istituto italiano di cultura à Montréal, le Consulat général de France à Québec et le Forum culturel autrichien à Ottawa.

À l’image de l’Union européenne, ces quatre entités indépendantes vont désormais travailler main dans la main en intégrant le réseau global EUNIC (European National Institutes for Culture). Créé en 2006, ce regroupement d’instituts culturels des pays membres de l’Union européenne représente 23 pays. Il est déjà actif dans 150 pays et à la base de 2000 grappes d’institutions. L’entité de Montréal sera la troisième au pays, après Toronto et Ottawa.

EUNIC Montréal se donne pour mandat de rapprocher les instituts nationaux culturels européens de ses partenaires québécois, qui restent encore à recruter. Le but: promouvoir une meilleure compréhension de l’Europe et de l’Union européenne à Montréal, mais également au Québec et dans les provinces maritimes.

Au menu, plusieurs avenues: développement des arts, des langues et des sciences, renforcement du dialogue interculturel, innovation, transfert des connaissances et accent sur la diversité culturelle. Le tout devrait se concrétiser peu à peu à travers diverses activités culturelles que chapeautera EUNIC Montréal.

Agir sur la culture
Les instituts indépendants comptent sur ce réseau pour devenir plus performants. «Nos rencontres formelles et régulières entre membres fourniront un cadre favorable à des échanges plus consistants, explique Katja Melzer, directrice du Goethe- Institut Montréal et présidente d’EUNIC Montréal. EUNIC nous permettra de travailler avec des collègues de Bruxelles pour échanger sur les meilleures pratiques et nous donnera accès à un fonds pour soutenir des projets culturels. Tout cela nous permettra d’intervenir de façon plus stratégique dans les réseaux culturels et académiques.»

Pour le moment, EUNIC Montréal est embryonnaire et tout autre organisme culturel européen est bienvenu. «Nous débutons et nous sommes très ouverts, indique la présidente. Les gens peuvent nous approcher et nous proposer de faire quelque chose ensemble. Si des artistes ont des projets ou des idées, ils peuvent nous en faire part.» Les membres d’EUNIC Montréal comptent participer aux festivals déjà établis et agir dans le secteur du cinéma, par exemple, en présentant des films européens.

EUNIC Montréal veut aussi travailler avec les milieux universitaires, en soutenant, par exemple, des échanges entre experts européens et québécois dans le domaine artistique. Il est aussi question de transfert de connaissances en matière de production culturelle et d’archives numériques. «Nous pourrions organiser des conférences pour approfondir ces questions-là», ajoute Katja Melzer. Comme l’a déclaré Peteris Ustubs, ambassadeur de l’Union européenne au Canada, lors du lancement d’EUNIC, à Montréal, en novembre dernier: «La culture [...] est un outil puissant pour bâtir des ponts entre les personnes en cultivant le dialogue, l’ouverture d’esprit, la dignité et le respect mutuel. Le dialogue interculturel peut contribuer à prévenir les conflits et à favoriser la réconciliation entre les pays.» Un programme que l’on ne peut qu’endosser!

Texte: Guy Sabourin

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