Danse Danse fête ses 20 ans

16/11/2017
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Danse Danse, le plus grand diffuseur de danse contemporaine au Canada, fête ses 20 années d’existence. Fondée en 1988 par Pierre Des Marais, qui n’a depuis jamais quitté la barre, Danse Danse a eu l’instinct de réunir dès ses débuts des créateurs qui allaient marquer l’histoire de la danse au Québec et à l’étranger. 

«Nous sommes très fiers du travail accompli. Notre public est ouvert, fidèle et hyper allumé», affirme avec une fougue remarquable Caroline Ohrt, directrice artistique.

Au programme de cette saison 2017-2018, le public, néophyte ou averti, aura le choix entre 15 spectacles. Plusieurs danseurs québécois fouleront les planches de la Place des Arts, mais les spectateurs friands de nouveautés et habitués aux chocs des cultures pourront aussi voir évoluer sur scène des danseurs issus d’horizons aussi éclectiques que la Norvège, Barcelone, Londres, Taiwan, Vancouver et New York.

«Cette saison est une de nos plus originales et plus complètes, affirme Mme Ohrt. Mais en tant que diffuseur, notre plus grand souhait pour l’avenir est de voir plus de compagnies québécoises danser et briller sur des scènes internationales.»

L’Édifice Wilder Espace danse 

C’est avec une émotion palpable que l’Édifice Wilder Espace danse, un lieu entièrement dédié à la danse — du ballet au contemporain —, a été inauguré le 11 septembre 2017, en plein cœur du déjà très bouillonnant Quartier des spectacles.

Bordant la place des Festivals et situé à l’angle des rues De Bleury et Sainte-Catherine, le Wilder entend créer une nouvelle synergie dans le milieu des arts chorégraphiques en regroupant sous un même toit quatre organismes phares de diffusion et de création: les Grands Ballets de Montréal, l’Agora de la danse, Tangente et l’École de danse contemporaine de Montréal. Tous s’entendent sur le fait que l’édification d’un tel immeuble à vocation culturelle s’imposait dans le paysage québécois, alors que des chorégraphes et des danseurs d’ici excellent dans cette discipline artistique et font rayonner leur art tant sur la scène nationale qu’à l’international. On parle tout de même de plus de 400 travailleurs culturels qui vont unir leurs forces et leur savoir tout en déposant leurs pénates dans des studios et des installations d’avant-garde, conçus sur mesure pour répondre à leurs besoins spécifiques.

Si les dignitaires, les partenaires et les donateurs privés sont fort enthousiasmés par le travail accompli pour ce projet, celui-ci réjouit aussi les artisans et les créateurs associés au sixième art, qui voient enfin l’aboutissement d’un rêve: rénover un immeuble industriel du centre-ville pour en faire une plaque tournante de la danse au Canada. On s’en doute, le projet, approuvé par le conseil des ministres du gouvernement du Québec en 2011, a été le fruit d’un patient travail de réflexion et de concertation auquel ont collaboré plusieurs institutions et particuliers. Si les gouvernements du Québec et du Canada ont participé à son financement de concert avec les quatre organismes impliqués et leurs donateurs associés, le secteur privé, convaincu de la viabilité du projet, a également contribué à une campagne majeure de financement conjointe de 25,8 millions de dollars, présidée par la femme d’affaires Danièle Henkel. Le consortium d’architectes Lapointe Magne + AEdifica a signé les plans et réalisé la transformation de l’édifice historique, originellement construit en 1918 selon les plans de l’architecte Charles R. Tetley.

«L’Édifice Wilder Espace danse est l’écrin qu’il fallait à la danse contemporaine, ce langage qui questionne nos perceptions, nos différences et nos singularités», affirme avec justesse Mme Florence Junca-Adenot, présidente du Conseil d’administration de l’Agora de la danse.

Ouvert à tous — tant aux professionnels du milieu qu’au grand public —, le bâtiment abrite avec élégance 12 studios de danse, des salles de spectacle, des espaces privés et publics, deux centres de loisirs, un centre de danse-thérapie, deux cafés, un restaurant...

Tout en étant un centre de diffusion, de création, de formation et d’entraînement, l’Édifice Wilder aspire à devenir également un espace de vie où les passants, incluant les touristes, pourront s’attarder. Libre à chacun d’observer les répétitions des artistes à travers les larges baies vitrées des studios, d’assister à un cours, à une conférence ou à un spectacle, voire de boire un café dans un environnement créatif et stimulant...

Nul besoin d’être prophète pour affirmer que ce nouveau lieu devrait trouver sa place, peu à peu, dans le quartier! 

 

Texte: Maxime Beauregard-Martin

Photo: Jocelyn Michel

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